Village d'enfants SOS Dafra

A l'occasion de l'ouverture du village d'enfants SOS de Ouagadougou en 1999, le Ministre de l'Action Sociale du Burkina Faso s'est adressé au président de SOS Villages d'Enfants France avec l'idée de construire un deuxième village d'enfants SOS dans le pays. Une fois l'emplacement décidé, le bureau régional SOS a réalisé une étude pour évaluer les besoins d'une nouvelle institution SOS à Bobo-Dioulasso, la deuxième plus grande ville du Burkina Faso.

La situation géographique de la ville a de nombreux avantages économiques pour la population mais elle a aussi des inconvénients sérieux, tels que le trafic de drogues, la prostitution, un taux de sida élevé, etc. Ce sont essentiellement les enfants qui sont touchés par ces inconvénients. Vu qu'il y a seulement deux centres de prise en charge d'enfants orphelins à Bobo-Dioulasso et que, à l'âge de 18 mois, les bébés qui y sont accueillis sont replacés chez des parents qui vivent, généralement, en dessous du seuil de pauvreté, il a été décidé de construire un nouveau village d'enfants SOS à Dafra, une banlieue de Bobo-Dioulasso.

Le village d'enfants SOS de Dafra a été construit sur un terrain d'environ 10 hectares dans le centre de la ville. Il se compose de 12 maisons familiales, un bâtiment administratif, une infirmerie, une maison pour le directeur du village, une maison pour les tantes SOS (qui s'occupent des enfants en absence des mères SOS), deux bâtiments pour le personnel, une maison d'hôtes, une salle polyvalente, un terrain de sports et un petit atelier.

Un jardin d'enfants SOS pouvant accueillir jusqu'à 150 enfants et une école SOS Hermann Gmeiner (école primaire et secondaire) ont été ajoutés au village d'enfants SOS. L'école SOS Hermann Gmeiner comprend quatre bâtiments principaux et plusieurs bâtiments annexes (bibliothèque, cantine, etc.) et un terrain de sports. Au total, 900 élèves, répartis dans 12 classes, y reçoivent une formation scolaire.