Témoignage d’une bénévole de longue date

Rien n’est aussi fort que l’amour que porte une mère à ses enfants. C’est ce genre d’amour que j’ai reçu de ma mère lorsque j’étais petite et je suis convaincue que c’est grâce à cet amour incroyable que je suis devenue la femme que je suis aujourd’hui.

La plus grande tragédie d’une vie – du moins, selon moi – se produit lorsqu’un enfant est forcé de vivre une situation difficile pendant ses premières années de vie sans avoir le soutien et la supervision d’une mère affectueuse. Voilà pourquoi, à mon avis, il est si noble d’aider des enfants orphelins et abandonnés à trouver l’amour d’une mère lorsqu’une tragédie de ce genre a lieu.

C’est également pour cette raison que je soutiens aussi ardemment SOS Villages d’Enfants Canada. Il s’agit du seul organisme international à trouver des femmes qui deviendront les mères de ces enfants pour toute la vie, en plus d’aider ces derniers à grandir dans des domiciles et des villages où ils font partie d’une famille, d’un voisinage et d’une communauté. 

Je crois que je connais SOS Villages d’Enfants et le travail de cet organisme bien mieux qu’un grand nombre de personnes. Je suis née et j’ai grandi en Autriche, pays où cet organisme a été fondé après la Seconde Guerre mondiale. En grandissant, je connaissais très bien SOS Villages d’Enfants, probablement autant que vous connaissiez la Croix-Rouge ou l’Armée du Salut.

Il y a plus de 40 ans, je faisais partie des quelques bénévoles qui ont contribué à l’établissement du premier bureau de SOS Villages d’Enfants au Canada. D’une manière très limitée, nous avons commencé à amasser des fonds et sensibiliser les gens au merveilleux travail de cet organisme. J’avais émigré ici pour travailler en tant que traductrice pour le gouvernement du Canada et je me suis mariée avec un homme qui est né en Inde.

En nous installant à des tables de cuisine, nous avons commencé à amasser des fonds et à sensibiliser la population au merveilleux travail de l’organisme. J’ai dédié une grande partie de mon temps à SOS Villages d’Enfants depuis ce moment et ce fut incroyablement gratifiant. Mon engagement auprès de cet organisme fut réellement une grande bénédiction dans ma vie. J’ai toujours cru qu’un acte de gentillesse envers les autres est un acte de gentillesse envers soi-même.

Au début des années 70, lorsqu’un nouveau village d’enfants SOS a été ouvert en Inde, mon mari, originaire d’Inde, et moi avons décidé de parrainer un frère et une sœur qui y avaient été amenés. Ces deux précieux bébés avaient été laissés devant la station de police avec une petite note lisant : « Je ne peux plus m’occuper d’eux. Faites quelque chose, s’il vous plaît. »

Une des expériences les plus excitantes de ma vie a été de visiter ces enfants et leur mère SOS. Même si la pauvreté et la pollution que l’on trouvait à l’extérieur du Village SOS m’ont choqué, j’étais remplie de joie lorsque j’ai rencontré cette famille SOS et je pouvais sentir le bonheur qui se répandait dans leur foyer SOS. J’ai su sur-le-champ que grâce à notre parrainage, ces enfants ont reçu l’amour et la nourriture dont ils avaient besoin pour grandir et bien se développer.

En 2004, j’ai décidé de prévoir le don de bienfaisance de toute une vie. J’ai nommé SOS Villages d’Enfants Canada comme bénéficiaire dans mon testament. Depuis ce moment, je n’ai jamais eu de doute à savoir si c’était la bonne décision pour moi.

Bien entendu, je ne rencontrerai jamais les enfants qui bénéficieront de mon don lorsque je serai décédée. C’est toutefois un immense plaisir pour moi de me les imaginer. En train de rire, de jouer et d’apprendre. Couchés bien au chaud sous leurs couvertures la nuit. Bavardant en mangeant leur petit-déjeuner. Sautillant pour se rendre à l’école.

Ces images me feront grandement plaisir pendant toutes les journées qu’il me reste sur cette terre.

Si vous aimez les enfants autant que moi, j’espère sincèrement que vous porterez une attention particulière à la possibilité de faire, vous aussi, un don testamentaire à SOS Villages d’Enfants Canada. Même une infime partie de vos biens peut permettre à des enfants d’avoir un foyer, de la chaleur, du bonheur, une bonne éducation, l'accès à des soins médicaux – et surtout, une mère SOS qui les élèvera jusqu’à l’âge adulte.

Je vous remercie de m’avoir permis de vous faire part de mon histoire.

Maria Virjee
Ancienne présidente bénévole
SOS Villages d’Enfants Canada