Somalie

L'action de SOS-Kinderdorf International en Somalie commença en 1983 avec la signature d'un accord gouvernemental. On choisit alors Mogadiscio comme site d'implantation du premier village d'enfants SOS avec jardin d'enfants, le gouvernement y ayant mis un terrain approprié à disposition.

Dans les années suivantes, une école, un foyer de jeunes et une clinique pour mères et enfants furent créés sur ce même terrain.             

Après le début de la guerre civile en 1990, SOS Villages d'Enfants entama un vaste programme d'aide médicale d'urgence ainsi qu'un programme alimentaire. L'école SOS Hermann Gmeiner fut transformée en clinique d'urgence pour soigner blessés de guerre, adultes et enfants.

Le centre de protection maternelle et infantile fut lui aussi intégré au programme d'aide d'urgence et demeure à ce jour la seule maternité et centre gynécologique en fonction du pays. Afin d'offrir une formation professionnelle aux jeunes SOS et à d'autres jeunes intéressés en Somalie, SOS Villages d'Enfants Somalie propose un programme de trois ans, approuvé par quatre états, pour devenir infirmière ou sage-femme diplômée.

Pendant des années, SOS Villages d'Enfants a fait partie des rares organisations d'aide internationale à intervenir au sud du pays. Des clans et des seigneurs de guerre contrôlèrent pendant longtemps Mogadiscio et une grande partie du pays. Au début de 2006, 

l'Union des tribunaux islamiques commença à les combattre et expulsa les seigneurs de la guerre de Mogadiscio. Bien que les habitants de Mogadiscio connurent un temps de paix relative, la situation demeurait instable pour les étrangers. En septembre de la même année, soeur Leonella Sgorbati, la directrice du centre SOS de formation en soins infirmiers, fut tuée par balle. A la suite de ce tragique incident, tout le personnel expatrié fut évacué.

La guerre éclata de nouveau fin 2006, lorsque les troupes du Gouvernement fédéral de transition, soutenues par des troupes éthiopiennes, luttèrent contre les forces islamiques. Depuis la reprise des combats, les familles et les collaborateurs SOS ainsi que l'infrastructure SOS ont été fortement affectés : plusieurs collègues et un ancien enfant SOS furent tués par des tirs de mortiers ou des balles perdues, d'autres collègues et des jeunes SOS furent grièvement blessés.

Les institutions SOS furent occupées pendant plusieurs jours, et une fois les occupants partis, un collègue de longue date fut retrouvé mort sur le site SOS.

Après de lourds bombardements sur le terrain de SOS Villages d'Enfants et le voisinage au début de décembre 2007, toutes les familles SOS furent évacuées et hébergées dans d'autres endroits de Mogadiscio considérés comme relativement sûrs.

A la même époque, le centre de protection maternelle et infantile SOS, l'hôpital pédiatrique SOS, le jardin d'enfants SOS, l'école SOS Hermann Gmeiner et le centre SOS de formation en soins infirmiers furent fermés pour des raisons de sécurité. Les hôpitaux furent rouverts en mars 2008 et une clinique satellite fut établie à Afgoye, à 22 kilomètres en dehors de Mogadiscio, pour dispenser des soins médicaux aux personnes qui ne peuvent pas se rendre à Mogadiscio.  

En août, une institution similaire a été ouverte à Baidoa Town. L'école et le centre de formation furent également rouverts dans un bâtiment industriel loué dans un autre quartier de Mogadiscio. En octobre 2008, ces deux institutions furent de nouveau fermées puisque la vie de plusieurs enseignants et d'autres membres du personnel était en danger.

En 2009, la situation sécuritaire à Mogadiscio s'est heureusement améliorée et il a été décidé, après une évaluation approfondie, de rouvrir le village d'enfants SOS. Le 21 février 2009 a été un jour de joie pour les familles SOS puisqu'elles sont de nouveau retournées au village d'enfants. En mars 2009, le centre SOS de formation en soins infirmiers a également rouvert ses portes. En juin 2009, la clinique d'Agfoye sera remise à une organisation de femmes locale car le centre de protection maternelle et infantile est de nouveau accessible.