Sénégal

C'est à l'occasion d'une visite officielle en Autriche en 1975 que le Président du Sénégal, M. Léopold Sédar Senghor, découvrit le principe de l'encadrement à long terme d'enfants et de jeunes dans des villages d'enfants SOS.

Peu après, M. Hermann Gmeiner se rendit personnellement au Sénégal et prit contact avec les responsables concernés. Une association nationale, entité juridique de SOS Village d'Enfants, put être fondée dès 1976. Les premières familles emménagèrent dans le village d'enfants SOS Dakar, situé dans une banlieue de la capitale du même nom, en 1977.

Un autre village d'enfants SOS ouvrit ses portes à Kaolack en 1983. Comme la population de cette ville ne disposait que d'un vieil hôpital, SOS Villages d'Enfants mit en service en 1984 un centre de protection maternelle et infantile pour la région de Kaolack. Dix ans plus tard, le centre fut agrandi pour comprendre un petit service pour enfants.

L'action de SOS Villages d'Enfants fut poursuivie avec la mise en service d'un village d'enfants SOS à Louga, au nord du pays. En 1998, le village d'enfants SOS de Ziguinchor, le quatrième du Sénégal, ouvrit ses portes dans la vallée de la Casamance, une région marquée par les tensions ethniques avec la Guinée-Bissau, le pays voisin. Les jardins d'enfants annexés aux villages sont accessibles aux enfants du voisinage et jouent un rôle important dans l'intégration du village d'enfants dans la communauté locale.

Face au taux d'analphabètes élevé au Sénégal, SOS Villages d'Enfants créa des écoles SOS Hermann Gmeiner à Kaolack et à Louga. Depuis, ces écoles, qui offrent un standard pédagogique élevé, contribuent fortement à améliorer le niveau d'éducation de la population.

Les jeunes sortis des villages habitent dans des foyers de jeunes SOS, où ils apprennent à être autonomes et bénéficient du soutien de SOS Villages d'Enfants dans leur recherche d'un emploi.

En 2002, un terrible naufrage a fait de nombreuses victimes et nombre d'enfants ont perdu leurs parents. SOS Villages d'Enfants Sénégal a lancé un programme d'aide d'urgence (des denrées alimentaires, des médicaments, du matériel scolaire, etc. ont été distribués) et fait en sorte que 100 orphelins soient admis dans les villages d'enfants SOS. Comme le village d'enfants SOS de Ziguinchor avait alors atteint sa capacité maximale, deux nouvelles maisons familiales ont été construites.

Les régions autour de ses institutions sont très pauvres et c'est pourquoi SOS Villages d'Enfants Sénégal a décidé d'y lancer des programmes de renforcement des familles. L'objectif est de veiller à ce que des enfants courant le risque d'être séparés de leur famille biologique ne le soient pas. Pour cela, SOS Villages d'Enfants travaille directement avec les familles et les communautés concernées et renforce leurs capacités à prendre soin de leurs enfants et de les protéger. Ce travail de prévention est organisé en collaboration avec les autorités locales et les partenaires sociaux.

En août 2005, de fortes chutes de pluie entraînèrent de terribles inondations à Dakar et à Kaolack. SOS Villages d'Enfants Sénégal a participé, avec le gouvernement, à un programme d'aide d'urgence, en mettant à la disposition des familles sinistrées des aliments de base, des médicaments, des matelas, des moustiquaires, etc. Le programme d'aide d'urgence, qui s'acheva en décembre 2005, permit de venir en aide à 1130 enfants de 326 familles.

Dans la région de Casamance, où se trouve le village d'enfants SOS de Ziguinchor, des conflits éclatent régulièrement entre les rebelles de Casamance et de Guinée-Bissau. Cela affaiblit l'économie et le système éducatif. SOS Villages d'Enfants Sénégal a donc décidé de construire une école. En raison du besoin important en encadrement à long terme, les villages d'enfants SOS de Kaolack et de Louga ont été agrandis de deux maisons familiales supplémentaires.

Dans le cadre de l'implantation d'un cinquième village d'enfants SOS à Tambacounda, un programme de renforcement des familles a également été mis en place sur ce site.