Niger

En raison de la difficile situation sociale et économique au Niger, qui avait entraîné l'éclatement des structures familiales traditionnelles, de nombreux enfants et jeunes livrés à eux-mêmes échouèrent dans la capitale Niamey dès la fin des années 70.

La capacité d'accueil de l'orphelinat construit en 1978 par le Ministère des Affaires sociales devint insuffisante suite aux périodes de sécheresse des années 1980 à 1985. C'est pourquoi des représentants du Ministère des Affaires sociales prirent contact avec SOS Villages d'Enfants en 1982 et visitèrent un village d'enfants SOS existant au Sénégal pour se faire une idée du concept de Hermann Gmeiner. Le projet de création d'un village d'enfants SOS au Niger se concrétisa au bout de quelques années.

En 1990, le ministère responsable fit don d'un terrain en marge de la capitale Niamey à SOS Villages d'Enfants. Le village d'enfants SOS Niamey, avec jardin d'enfants et école primaire, fut construit de juillet 1991 à mars 1993.

Les premiers enfants et leurs mères SOS purent emménager dans leur nouveau foyer en avril 1993. Le jardin d'enfants SOS et l'école primaire SOS Hermann Gmeiner furent mis en service en septembre 1993 et sont également ouverts aux enfants du voisinage. Aujourd'hui, environ 80% des élèves viennent des alentours, et profitent ainsi de notre excellent système éducationnel.

Lorsque les premiers jeunes s'apprêtèrent à quitter le village d'enfants SOS en 2000, on loua un premier logement à l'extérieur. Les jeunes y sont encadrés par un éducateur et peu à peu préparés à une vie autonome.

Au cours des années, l'attention de SOS Villages d'Enfants Niger fut attirée par la situation sociale très difficile des enfants particulièrement difficile dans l'arrière-pays (expansion du VIH/sida, pauvreté extrême, etc.). C'est pour cette raison que, dès mars 2001, l'idée de construire un deuxième village d'enfants SOS à Tahoua, à quelques 550 kilomètres au nord est de Niamey.

Actuellement, les études préliminaires à la réalisation de ce projet sont en cours. De la même façon, un programme de renforcement de la famille doit être mis en place en 2005 pour les familles en détresse et les personnes touchées par le VIH/sida et mettre l'accent sur la prévention et l'information.

Ces programmes de renforcement des familles seront mis en place sur les sites des villages d'enfants SOS pour permettre aux enfants qui risquent de perdre leurs familles de rester avec elles. Pour ce faire, SOS Villages d'Enfants Niger travaille directement avec les familles et les communautés concernées pour renforcer leurs compétences afin qu'elles puissent s'occuper au mieux des enfants et les protéger. Ce travail de prévention est organisé en coopération avec les autorités locales et d'autres partenaires.

Au fil des années, SOS Villages d'Enfants Niger a réalisé que la situation des enfants habitant l'arrière-pays du Niger était particulièrement difficile (épidémie croissante du VIH/sida, pauvreté extrême, etc.). C'est pourquoi l'idée a germé, en 2001 déjà, de construire un deuxième village d'enfants SOS à Tahoua, environ 550 km au nord-est de Niamey. La construction a débuté en décembre 2005 et le village d'enfants SOS comprenant un jardin d'enfants, une école et un centre social, a ouvert ses portes début 2008.

La région autour de Dosso, à environ de 150 km au sud-est de la capitale, connaît une importante émigration vers d'autres pays africains en raison de la situation économique défavorable. Mais les émigrants retournent après quelque temps au Niger, sont porteurs du VIH/sida et contribuent à la propagation de la maladie.

Les conséquences sont une augmentation des orphelins du sida. C'est pourquoi SOS Villages d'Enfants a décidé de construire un troisième village d'enfants SOS. Les travaux de construction ont commencé en été 2008.

Il y a actuellement au Niger deux villages d'enfants SOS, un foyer de jeunes SOS, deux jardins d'enfants SOS et deux écoles primaires SOS Hermann Gmeiner, deux centres sociaux SOS (dont l'un intégré dans un centre médical). Un troisième est en construction.