Côte d'Ivoire

L'action de SOS Villages d'Enfants dans le pays

En raison de la dissolution des structures familiales traditionnelles, du taux de chômage important et de l'exode rural en Côte d'Ivoire, le Père Martin, un prêtre français, commença dès 1962 à s'engager pour les enfants dans le besoin dans les environs de la grande ville Abidjan. Il créa tout d'abord un logement pour 15 enfants orphelins.

Plus tard, il construisit un "village de l'amitié" pour ces enfants sur un terrain à Abobo-Gare, à 15 km environ d'Abidjan, avec l'aide du gouvernement et le soutien de l'épouse du futur président. En janvier 1969, les premiers enfants emménagèrent dans ce village.

En 1970, le Père Martin et Hermann Gmeiner se rencontrèrent et évoquèrent pour la première fois une coopération. Par la suite, en 1971, le Père Martin rejoignit SOS Villages d'Enfants avec son projet à Abobo-Gare. C'est ainsi que le village d'enfants SOS de Abobo-Gare devint le premier village d'enfants SOS en Afrique. En 1980, des collaborateurs de SOS Villages d'Enfants remarquèrent la détresse des enfants non désirés et exclus dans la région d'Aboisso, au sud-est du pays.

C'est ainsi que le deuxième village d'enfants SOS baptisé "village de la fraternité" fut créé en Côte d'Ivoire entre 1981 et 1983 et put accueillir les premiers enfants en février 1983. En mars 1982, une association SOS Villages d'Enfants nationale fut créée en tant qu'entité juridique de l'organisation en Côte d'Ivoire.

Dans les années qui suivirent et jusqu'en 1994, les deux villages d'enfants SOS d'Abobo-Gare et d'Aboisso furent agrandis pour comprendre un jardin d'enfants et une école, vu qu'on manquait surtout de possibilités d'encadrement pour enfants en bas âge et d'établissements de formation à proximité des villages d'enfants SOS. Ces institutions sont en grande partie fréquentées par des enfants de l'extérieur et contribuent à élever le niveau d'éducation dans les environs.

Les premiers appartements pour jeunes dans le cadre du village d'enfants SOS à Abobo-Gare furent aménagés dès 1980, plus tard, des appartements pour jeunes, des programmes de passage à l'autonomie et des programmes agricoles destinés aux jeunes furent également créés à Aboisso. Le travail pour les jeunes a toujours été un thème central en Côte d'Ivoire et de nombreux efforts furent entrepris et le sont encore pour accompagner les jeunes sur la voie de l'indépendance.

A partir de 2004, SOS Villages d'Enfants Côte d'Ivoire met sur pied des programmes de renforcement des familles pour atténuer la détresse de la population, surtout celle des personnes touchées par le VIH/sida. L'objectif de ces programmes est d'assurer que les enfants qui risquent de perdre leurs familles restent avec elles. Pour ce faire, SOS Villages d'Enfants travaille directement avec les familles et les communautés concernées et renforce leurs compétences pour qu'elles s'occupent au mieux des enfants et les protègent. Ce travail de prévention est organisé avec les autorités locales et les autres partenaires sociaux.

Les activités proposées par les programmes sont les suivantes : l'ouverture des stations médicales à Abobo-Gare et à Aboisso pour le voisinage, le soutien sous forme de distribution de denrées alimentaires, de médicaments, le paiement des frais d'inscription à l'école, la création de projets d'entraide etc. Il y a actuellement en Côte d'Ivoire deux villages d'enfants SOS, deux foyers de jeunes SOS, deux jardins d'enfants SOS, deux écoles SOS Hermann Gmeiner deux centres sociaux SOS et un centre médical SOS.