Bangladesh

Après de longues et difficiles années de lutte pour l'indépendance de la puissance coloniale britannique et la douloureuse séparation avec le Pakistan qui coûta la vie à beaucoup d'êtres humains et fit de nombreux orphelins, MM. Hermann Gmeiner et Helmut Kutin, alors représentant de SOS-Kinderdorf International en Asie, entreprirent personnellement le voyage au Bangladesh en 1972 pour commencer l'action de SOS Villages d'Enfants dans ce pays. Un accord gouvernemental fut signé et en 1973, les premières familles emménagèrent dans leur village d'enfants SOS à Dacca, la capitale du pays.

Comme le Bangladesh, l'un des pays les plus pauvres et les plus peuplés du monde, est régulièrement dévasté par des cyclones et des inondations et que les troubles politiques n'épargnent pas la population, la misère est grande et les enfants abandonnés nombreux.

Pour cette raison, d'autres villages d'enfants SOS ont été créés à Chittagong, la plus grande ville portuaire du pays, Khulna, Rajshahi ainsi qu'à Bogra, située au nord du Bangladesh. En 1985, les premiers jeunes emménagèrent au foyer de jeunes SOS de Dacca, où ils sont suivis jusqu'à ce qu'ils soient entièrement indépendants de SOS Villages d'Enfants et sont soutenus pendant leur recherche d'un emploi.

Les centres SOS de formation professionnelle rattachés aux villages donnent également la possibilité aux jeunes de la région d'apprendre un métier. Le taux d'analphabètes se situe à 62% dans ce pays où l'école n'est pas obligatoire, et un tiers des enfants grandit sans formation scolaire.

La première école SOS Hermann Gmeiner commença à dispenser ses cours en 1987 à Khulna et est aujourd'hui considérée comme l'un des meilleurs établissements scolaires du Bangladesh, comme toutes les autres écoles SOS.

La même année, SOS-Kinderdorf International décida de construire le premier centre social SOS à Khulna, qui assure le suivi médical de la population des environs et la garde des enfants de mères qui travaillent, et conseille les gens dans des situations difficiles. De plus, les centres communaux servent d'abri pendant les cyclones et font souvent office de mosquée.