Ecoles SOS Hermann Gmeiner 

Photo: Mme. C. Flore Ngo Biyack
Le droit fondamental à l'éducation n'est pas garanti dans de nombreuses régions du monde, faute d'établissements scolaires en nombre suffisant. Fort de ce constat et hormis en Europe, SOS Villages d'Enfants associe souvent la construction de villages SOS à celle d'écoles qui sont fréquentées par les enfants des villages SOS et ceux des environs. 
 
En Europe, les enfants et les adolescents SOS sont scolarisés dans les établissements publics, c'est-à-dire qu'ils ont accès au système éducatif en place. Dans les pays non-européens et dans les régions où l'on trouve des villages SOS, l'enseignement est très souvent largement insuffisant faute de soutien de la part de l'Etat et faute de moyens.

De par leur situation sociale précaire, de larges franges de population sont dans l'impossibilité de payer les frais de scolarité de leurs enfants, l'éducation est alors un luxe inaccessible. Les écoles sont surchargées, avec 50 à 70 élèves par classe, et seraient dans l'incapacité d'accueillir des élèves supplémentaires, fussent-ils des enfants SOS.  

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Photo: M. D. Sansoni

En construisant des écoles SOS Hermann Gmeiner, SOS Villages d'Enfants répond au besoin d'éducation des enfants et des adolescents de ses villages, mais pas seulement : les jeunes des environs y sont les bienvenus. Ces écoles augmentent leurs chances d'éducation et « délestent » les établissements des environs.

L'éventail des écoles SOS Hermann Gmeiner est large : écoles primaires et secondaires, écoles professionnelles et même des écoles internationales (il existe deux « Colleges » dans le monde). Ouvrir des institutions scolaires de prestige n'est certainement pas l'objectif de SOS Villages d'Enfants qui s'engage dans le domaine éducatif. Dans sa mission éducative, l'organisation vise avant toute chose à faire en sorte que chaque enfant qui grandit dans un village SOS et que le plus grand nombre d'enfants des environs aient droit à une scolarité adaptée.

Les écoles primaires et secondaires, qui vont du cours préparatoire à la troisième, représentent la majorité des écoles SOS Hermann Gmeiner. A ces établissements d'enseignement général s'ajoutent les lycées agricoles, les formations techniques et les programmes de formation à des métiers manuels, les écoles spécialisées pour les enfants handicapés mentaux et physiques, et même de petites écoles d'infirmières.


L'ensemble des écoles SOS Hermann Gmeiner, qui ont souvent valeur de modèles au niveau national, sont agréées par l'Etat et suivent les programmes nationaux, tout en respectant les spécificités culturelles de chaque pays. Chaque classe compte un maximum de 30 à 40 élèves, les enseignants ont une solide formation et presque tous sont originaires du pays dans lequel ils travaillent.

Le mot d'ordre pour la construction des bâtiments scolaires, souvent constitués en petites unités et agrémentés d'éléments architecturaux typiques de la région, est « solidité » afin de pouvoir offrir des locaux décents au plus grand nombre de générations d'élèves possible. 

Les deux écoles internationales SOS Hermann Gmeiner de Tema au Ghana et de Santa Ana au Costa Rica occupent une place à part. Ces « colleges », en fait des internats, sont des établissements réservés aux jeunes particulièrement doués des différents villages d'enfants SOS en Afrique et en Amérique latine, et aux jeunes Ghanéens et Costaricains. Ces écoles de haut rang préparent les élèves au baccalauréat international qui leur permettra ensuite d'intégrer presque toutes les universités dans le monde.

Permettre aux lycéens d'aller à l'université n'est pas le seul et unique objectif de leur scolarité de cinq ans. Les Colleges ont aussi pour vocation de sensibiliser les élèves au développement de l'Afrique et de l'Amérique latine, de renforcer leur responsabilité sociale et leur engagement de façon qu'ils mettent leur « savoir au service de [leur] pays ».

Enfin, les lycéens s'engagent à s'impliquer dans des projets d'aide au voisinage. Ces projets peuvent être des programmes d'alphabétisation en faveur de la population locale, l'aide à des foyers pour handicapés ou encore la participation à la construction d'un réseau d'eau dans les communes voisines. En 1986, cette aide au voisinage à valu au College de Tema de recevoir le Robert Blackburn Award.

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