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| Des enfants interviennent en faveur de leurs besoins et préoccupations - Photo: Archives SOS |
Cette année marque le 5ème anniversaire de cette historique session extraordinaire des Nations Unies consacrée aux enfants en 2002 et du plan d'action qui en est ressorti, "Un monde digne des enfants" (WFFC). Pour célébrer l'occasion, l'Assemblée générale des Nations Unies a organisé les 11 et 12 décembre à New York, un rassemblement, officiellement appelé séance plénière commémorative de haut niveau sur la suite à donner aux résultats de la session extraordinaire consacrée aux enfants (ou Un monde digne des enfants + 5).
Ce rassemblement a réuni des représentants des gouvernements et des Nations Unies, des membres de la société civile, des enfants et des jeunes, afin d'évaluer les progrès réalisés vers les objectifs fixés dans le plan d'action. Ce ne sont pas moins de 141 gouvernements qui ont pris la parole lors de cette session extraordinaire, chiffre étonnant seulement dépassé lors du récent sommet des chefs d'Etat en septembre aux Nations Unies.
Afin que les voix des enfants et des jeunes soient entendues, 93 jeunes gens, âgés de 11 à 18 ans et originaires de 51 pays différents se sont retrouvés pour un forum des enfants, pendant les deux jours précédant l'événement commémoratif. Ce forum a permis aux jeunes de discuter les thèmes des tables rondes et de se préparer à leurs exposés lors de la réunion, ainsi qu'au "dialogue intergénérationnel avec les chefs de délégation", qui s'est tenu le 11 décembre. Le forum a été une réussite pour les enfants et a donné naissance à de vives interactions dynamiques et a eu un fort impact.
Dans son intervention à l'ouverture du débat à la séance plénière de l'Assemblée générale des Nations Unies, Longeni Matsi, jeune Namibien de 14 ans, a rappelé aux adultes que "le temps est venu pour nous de nous rassembler. Le temps est venu de nous écouter, pas seulement avec vos oreilles mais aussi avec vos cœurs. Il n'y a pas de meilleurs conseillers en matière de droits de l'enfant que les enfants eux-mêmes."
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| Afifa Arsanios lors de l'assemblée plénière - Photo: SOS Archives |
L'événement comprenait des séances plénières et deux tables rondes, dédiées aux quatre domaines prioritaires du plan d'action WFFC. La présidente de SOS Villages d'Enfants Liban, Afifa Arsanios, sélectionnée pour faire partie des 20 représentants d'ONG participant aux tables rondes, a qualifié l'événement d'" avertissement pour tous les gouvernements ayant ratifié la Convention des Nations Unies relative aux droits de l'enfant. Ils ont été confrontés à des enfants et à des représentants de la société civile qui se sont montrés très convaincants et déterminés." Mme Arsanios a été très impressionnée par la participation des jeunes: "les enfants étaient très sérieux et avaient des convictions fortes; et ils étaient vraiment désireux de prendre aussi des engagements de leur côté." Mme Arsanios a toutefois regretté que les gouvernements n'aient pas pris plus au sérieux la participation des ONG et des enfants.
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| Richard Pichler et d'autres représentants de SOS Villages d'Enfants à New York - Photo: Archives SOS |
Richard Pichler, secrétaire général de SOS-Kinderdorf International, a également participé à l'événement et il était optimiste en ce qui concerne le rôle des ONG. Selon lui, "même si le rapport montre une certaine lenteur et un manque de profondeur, ce qui compte surtout est qu'il ait été établi. Sans les ONG, le rapport aurait été trop positif, vu que les gouvernements ont tendance à rapporter les progrès et non les défis; c'est pourquoi la participation des ONG s'est avérée cruciale." Il a formulé le vœu que la société civile "adopte une approche coordonnée pour que l'action soit moins basée sur la représentation individuelle et plus sur les échanges réels", notant que "SOS Villages d'Enfants pourrait jouer un rôle de leader parmi les ONG en matière d'enfants privés de leur milieu familial."
Pour SOS Villages d'Enfants, ce rassemblement a été l'occasion de prendre des contacts et de rencontrer des représentants des gouvernements et des Nations Unies, ainsi que d'autres organisations semblables, afin de discuter des thèmes importants pour l'organisation. Cela constitue un tremplin vital pour la coopération future. Mme Arsanios considère cela comme une opportunité pour SOS Villages d'Enfants d'"exploiter ses ressources en terme d'informations, de données, de fonds et de projets." Pour le secrétaire général, "le rôle particulier [de SOS Villages d'Enfants] est d'élever la voix pour les enfants privés de leur milieu familial ou risquant d'en être privés, parce qu'ils font partie des enfants les plus vulnérables. Ils n'ont pas été vraiment représentés dans les documents produits pour ce rassemblement. Si nous ne nous faisons pas leur avocat, personne ne le fera."