
Photo: Archives SOS
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SOS Villages d'Enfants avait démarré son programme d'aide d'urgence l'année dernière, en plein conflit. Il portait jusqu'à présent avant tout sur les soins médicaux et la distribution de nourriture aux familles dans le besoin.
D'après des informations récentes, les camps de réfugiés sont approvisionnés de manière suffisante par les diverses organisations onusiennes. C'est pourquoi SOS Villages d'Enfants concentre dorénavant son aide sur les orphelins en détresse. A l'heure actuelle, quelque 7000 enfants vivent dans 128 orphelinats, avec 1300 personnes pour les encadrer. A ce chiffre s'ajoutent quelque 35 000 orphelins du sida connus des services sociaux, mais ce chiffre pourrait bien atteindre 80 000 si l'on inclut les régions de campagne.
Le ministère libérien de la santé et des affaires sociales a évoqué les conditions de vie catastrophiques dans les orphelinats et prié SOS Villages d'Enfants d'intervenir. Le ministère s'est intéressé, dans un premier temps, à dix établissements situés à Monrovia, qui accueillent actuellement quelque 700 orphelins, et ont besoin d'aide extérieure. Au début de la semaine, le personnel de SOS Villages d'Enfants au Liberia a commencé à leur distribuer des denrées alimentaires telles que du riz et de l'huile, ainsi que des couvertures. Ce programme de soutien sera étendu, au cours des semaines à venir, aux régions proches de la capitale. Les professeurs de l'école SOS Hermann Gmeiner et du jardin d'enfants SOS participent activement à cette action.

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L'équipe de SOS Villages d'Enfants, qui a visité les orphelinats, a été véritablement choquée par les conditions de vie des enfants. "Pendant les six dernières années, les orphelinats ont poussé comme des champignons. Les autorités gouvernementales n'étaient pas en mesure, pendant ces années de crise, de s'en occuper, et la situation n'a fait qu'empirer. Des enfants qui ont à peine cinq ans sont forcés de façonner des briques en pisé, et d'aller vendre des marchandises sur le marché pour ramener un peu d'argent à l'orphelinat."
Les collaborateurs de SOS Villages d'Enfants ont évoqué ces conditions avec la ministre adjointe aux affaires sociales. Pour les autorités étatiques, il s'agit maintenant de prendre des mesures, en collaboration avec d'autres ONG, pour améliorer la situation de ces enfants. SOS Villages d'Enfants, qui s'occupe depuis longtemps d'enfants au Liberia, jouera un rôle de conseil en la matière.

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D'une manière générale, la sécurité au Liberia s'est améliorée dans certaines régions grâce à la présence des troupes de la MINUL. Dernièrement, ces dernières commencent également à pénétrer à l'intérieur des terres. Dans le contexte de la démilitarisation, chaque combattant reçoit un petit paquet alimentaire et la contre-valeur de 150 USD en échange de son arme. Il reste à savoir combien de temps les anciens soldats, dont beaucoup sont encore des enfants, pourront survivre avec cette somme, et quel avenir les attend avec ce "capital de départ" dans un pays ruiné par la guerre, en l'absence de programmes concrets de réintégration dans la société.
Suite au programme de secours, qui devrait durer jusqu'au mois d'août, il est prévu d'aménager un centre social et médical SOS dans le bâtiment qui abrite pour le moment la clinique d'urgence. La clinique continuera donc à fonctionner au terme de travaux de rénovation, quant au centre social, il proposera différents programmes de réintégration dans la société aux enfants des rues et aux anciens enfants soldats.