Comme l'a rapporté hier Zeina Allouche, directrice de SOS Villages d'Enfants Liban, le village d'enfants SOS de Sferai, situé à une quinzaine de kilomètres à l'est de la vieille ville portuaire de Saïda, va apporter son soutien à près de 200 familles ayant trouvé refuge dans des écoles publiques voisines.
Pour l'instant, seuls le ministère des Affaires sociales et Caritas sont actifs dans la région autour de Sferai, et c'est en accord avec eux que SOS Villages d'Enfants identifiera le genre de soutien dont les familles ont besoin. Dans un premier temps, SOS Villages d'Enfants fournira aux familles ayant des enfants de moins de cinq ans du lait et d'autres aliments importants pour les bébés ou les petits enfants. Zeina Allouche explique que si la situation ne s'arrange pas au bout d'une semaine, l'aide pourrait être étendue à d'autres familles.
Zeina Allouche est particulièrement inquiète de la situation autour du village d'enfants SOS de Ksarnaba, situé à dix kilomètres au nord de la ville de Zahlé. Le village d'enfants SOS, officiellement inauguré cette année, se trouve en plein coeur d'une zone de combats et toutes les voies de communication ont été détruites, raconte Zeina Allouche. En raison des vacances d'été, seuls dix enfants, quatre mères SOS et quelques employés se trouvent actuellement à Ksarnaba.
Les provisions en denrées de base et autres biens importants suffisent pour l'instant, et il en est de même pour les trois autres villages d'enfants SOS (à Sferai, Bhersaf et Kfarhay), où, là encore, peu d'enfants séjournent actuellement en raison des vacances. Les villages d'enfants SOS étant considérés comme des lieux sûrs, certains enfants y sont revenus au cours des derniers jours, et des parents des mères SOS y sont provisoirement hébergés.
Le bureau de SOS Villages d'Enfants à Beyrouth reste fermé, le groupe d'habitation du foyer de jeunes de Sin El Fil, situé juste en face du bureau, a dû être également évacué, les jeunes ont été accueillis dans d'autres institutions SOS.