 |
| La population des camps vit en extrême promiscuité, ce sont les enfants qui souffrent le plus de cette situation - Photo: Archives SOS |
Il a été possible pour l'équipe SOS d'aller à Vavuniya, à 70 km au nord d'Anuradhapura, là où se trouvent la majorité des réfugiés. A Chettikulam, près de Vavuniya se trouvent quatre camps immenses où un total de 250 000 personnes vivent dans des tentes et des baraques. Le camp que l'équipe SOS a visité compte à lui seul près de 79 000 réfugiés parmi lesquels figurent des centaines d'enfants, qui sont orphelins d'un ou des deux parents ou qui ont été séparés de leurs familles pendant la fuite.
Des négociations vont bon train pour permettre d'établir où et comment SOS pourrait être active. La proposition lancée il y a quelques semaines (voir notre actualité du 14 mai 2009) de s'occuper de 400 enfants est toujours d'actualité et a été saluée par les autorités responsables. SOS Villages d'Enfants établirait dans une première phase des logements provisoires et prendrait en charge des enfants au niveau matériel, médical et psychologique. Parallèlement des recherches des familles seraient menées.
 |
| L'approvisionnement en eau potable et l'hygiène posent le plus de problèmes - Photo: Archives SOS |
Si, après un certain temps, la situation familiale n'a pu être résolue et une réunion avec la famille ne s'avère pas (encore) possible, les enfants pourraient intégrer provisoirement le village d'enfants SOS de Nuwara Eliya. Nuwara Eliya est situé dans une région habitée par les Tamouls, ce qui devrait faciliter l'intégration culturelle et linguistique. En cas de besoin, il serait possible de louer un bâtiment supplémentaire pour accueillir les orphelins et les enfants sans protection familiale.
 |
| Les réfugiés veulent retourner le plus vite possible chez eux - Photo: Archives SOS |
SOS Villages d'Enfants sait que dans le nord et l'est du Sri Lanka la situation des enfants sans prise en charge parentale est depuis des années précaire et que le besoin en programme sociaux pour les familles est élevé.
La construction d'un village d'enfants SOS et la mise en place de programmes de renforcement des familles sont envisageables et dépendent du développement de la situation dans les anciennes zones de guerre civile et du nombre d'enfants qui ont besoin d'une prise en charge hors du foyer familial.