Depuis lundi, Khartoum et d'autres villes du pays sont le théâtre de violents affrontements; les dernières déclarations officielles parlent d'environ 130 morts. C'est surtout dans la capitale, où un couvre feu a été instauré lors des nuits précédentes, qu'ont éclaté de violentes émeutes.
John Garang, qui était vice-président du Soudan depuis quelques semaines seulement, s'est battu dans le sud du pays pendant 20 ans à la tête du Mouvement populaire de libération du Soudan (SPLM) contre le gouvernement de Khartoum. En janvier de cette année, il signa un accord de paix attendu depuis de nombreuses années. La mort de Garangs a provoqué des violents affrontements à Khartoum et dans d'autres villes du pays entre Soudanais du sud et Soudanais du nord, d'origine arabe.
Pour des raisons de sécurité, le directeur de SOS Villages d'Enfants au Soudan a décidé de fermer en début de semaine le bureau national implanté dans la capitale. L'école SOS Hermann Gmeiner, le centre SOS de formation professionnelle ainsi que le centre social SOS de Umbada, à 20 kilomètres du centre de Khartoum, ont également provisoirement cessé leur activité. Une réouverture des institutions et du bureau n'est pas prévue avant samedi de cette semaine.
Les enfants, les mères et les collaborateurs des villages d'enfants SOS et des autres institutions de la capitale se portent bien et sont en sécurité, il leur est encore possible de se procurer des denrées alimentaires. Le village d'enfants SOS de Malakal ainsi que le programme d'aide d'urgence au Darfour peuvent poursuivre une activité normale.