Au Kenya, la violence à l'encontre des enfants augmente en permanence: d'après les estimations, une petite fille sur trois et un petit garçon sur cinq sont victimes d'abus sexuels avant leur 18ème anniversaire. Cette ligne gratuite et confidentielle est le premier pas franchi pour offrir soutien et conseils à l'ensemble des enfants et jeunes du Kenya vivant une situation de crise. On s'attend à ce que la "Childline Kenya" reçoive dans les 20 000 appels par mois et qu'on nécessitera 30 conseillers bénévoles au début.
La semaine dernière, SOS Villages d'Enfants en Afrique de l'Est a participé à l'organisation d'un atelier à Nairobi, au cours duquel a été présenté et discuté un premier concept pour le centre d'appels. Cette rencontre a été organisée conjointement avec "Plan International", "Plan Kenya" et "Child Helpline International" - un réseau mondial de centres d'appels destinés aux enfants, dont les conseillers bénévoles reçoivent 12 millions d'appels du monde entier par an.

Mme Linah Jebii Kilimo, ministre d'Etat - Foto: H. Atkins
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Des représentants de l'UNESCO, de l'UNICEF, de Goal International, de World Vision, de Childlife Trust, de l'organisation "The Cradle", d'autres experts de même que des représentants du gouvernement kenyan et des télécoms étatiques ont également pris part à cet atelier.
Mme Linah Jebii Kilimo, ministre d'Etat au Kenya, a confirmé qu'elle soutenait cette initiative. Elle est d'avis que cette dernière "tombe à pic et tient compte de l'importance accrue accordée à notre époque, aux droits de l'enfant. Elle a ajouté qu'il est désormais nécessaire de trouver des instruments et des voies pour garantir le respect et la protection des droits de l'enfant."
La directrice exécutive de Child Helpline International, Mme Jiroo Billimoria, qui a été parmi les principaux intervenants à l'atelier, a déclaré: "Le fait de lancer cette campagne au Kenya avec SOS Villages d'Enfants pourrait être la première étape sur la voie d'une coopération mondiale avec l'organisation."