
Deux habitants du village d'enfants SOS d'Urumqi - Photo: Archives SOS
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Lorsqu'il est arrivé au village d'enfants SOS de Yantai, dans le nord-est de la Chine, il était orphelin aujourd'hui, il est directeur d'une flotte de pêche comptant 29 navires. L'histoire de Yu Xinping ne diffère pas beaucoup de celle de nombreux jeunes adultes ayant grandi dans des conditions difficiles avant leur prise en charge dans un village d'enfants SOS, qui leur a offert de véritables perspectives d'avenir.
Il est évident qu'une intégration sociale réussie ne signifie pas forcément une carrière exceptionnelle comme c'est le cas pour Yu, mais elle se traduit par une vie indépendante, émancipée, avec les mêmes droits - ce qui n'est pas une évidence pour des enfants avec un passé aussi lourd. Cependant, la plupart des enfants ayant grandi dans les neuf villages d'enfants SOS chinois* et les sept foyers de jeunes SOS ont réussi relativement facilement ce passage à la vie adulte.

Le premier village d'enfants SOS chinois a été construit à Tianjin - Photo: E. Albering
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C'est sur une initiative d'un fonctionnaire chinois ayant découvert l'organisation lors d'un séjour en Amérique que SOS Villages d'Enfants a pu, ces vingt dernières années, influencer positivement la vie de nombreux enfants orphelins, négligés, déracinés. En 1984, Hermann Gmeiner (fondateur de SOS Villages d'Enfants) et Helmut Kutin (alors représentant de SOS Villages d'Enfants en Asie et aujourd'hui Président de l'organisation) ont signé un accord de coopération avec le Ministère des Affaires Civiles.
Un an plus tard, l'association SOS Villages d'Enfants nationale était fondée et, en 1987, les premiers villages d'enfants SOS étaient inaugurés à Tianjin et à Yantai. Après que la Chine a signé en 1991 la Convention des Nations Unies relative aux droits de l'enfant, le gouvernement chinois initia plusieurs programmes pour améliorer les conditions de vie des enfants. Une des mesures prévues était le soutien à la réalisation d'autres institutions de SOS Villages d'Enfants, en particulier dans les régions éloignées et/ou sous-développées.

Un enseignement de qualité à l'école de Yantai - Photo: Archives SOS
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Les 31 institutions SOS (villages d'enfants, jardins d'enfants, foyers de jeunes, écoles, centres de formation professionnelle) sont dispersées dans tout le pays, de Qiqihar au nord-est, en passant par Lhassa, dans la région autonome du Tibet, jusqu'à Urumqi, dans la région ouïgoure autonome du Xinjiang, dans le nord-ouest du pays.
Deux institutions entre autres méritent d'être mentionnées: la plus grande école SOS Hermann Gmeiner du monde qui se situe à Yantai, accueille plus de 3 000 élèves et bénéficie en Chine d'un statut d'école modèle, et le centre SOS de formation professionnelle de Qiqihar, dans lequel 500 élèves peuvent suivre des cours pour se préparer à un métier. Mais c'est surtout le concept de prise en charge familiale dans les villages d'enfants SOS - accompagné d'une formation scolaire de qualité - qui est considéré par les autorités de protection de l'enfance comme une alternative sensée à la pratique toujours aussi répandue des orphelinats traditionnels.

Au village d'enfants SOS de Lhassa - Photo: Archives SOS
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Pour célébrer l'anniversaire de la fondation de l'association en 1985 et le développement de ce vaste réseau d'institutions sociales au cours des vingt années écoulées, des cérémonies se tiendront le 23 juin au village d'enfants SOS de Tianjin (à environ 100 km au sud-est de Pékin) en présence de Helmut Kutin, Président de SOS Villages d'Enfants, Richard Pichler, Secrétaire général et Wilfried Vyslozil, Directeur général de SOS Villages d'Enfants Autriche.
Comme prélude aux festivités, le 19 juin, le président Kutin rencontrera à Pékin le vice-ministre des Affaires sociales, Li Liguo. Le 24 juin, Helmut Kutin sera reçu par Hui Liangyu, Vice-Premier ministre de la République populaire de Chine.
*Un village d'enfants SOS et un jardin d'enfants sont en projet à Pékin, la capitale.