
Le ministre des affaires sociales Mme Latoundji - Photo: C. Ngo-Biyack
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Les travaux de construction du troisième village d'enfants SOS du Bénin commenceront à la fin octobre. Le coup d'envoi officiel des travaux a été donné le 16 août en présence de membres du gouvernement comme le ministre des affaires sociales, Mme Latoundji, de représentants de la municipalité de Dassa-Zoumé, de représentants de SOS Villages d'Enfants et de nombreux habitants du voisinage. La ville de Dassa-Zoumé, qui accueillera le futur village d'enfants SOS, est située à quelque 200 km de Cotonou, siège du gouvernement, sur la route en direction de Niamey.
Lors de la cérémonie de pose de la première pierre, tous les orateurs ont souligné l'urgent besoin en institutions destinées à améliorer les conditions de vie des enfants nécessiteux et le développement social de la région. Le ministre des affaires sociales Mme Latoundji, qui s'exprimait au nom du gouvernement, a salué le travail de SOS Villages d'Enfants et la bonne collaboration entre les autorités locales et l'organisme d'aide à l'enfance. Lars Pettersson, l'un des promoteurs suédois, a expliqué les raisons qui ont poussé son pays à soutenir ce projet: "La situation des enfants au Bénin est partiellement très préoccupante, et il est urgent de leur venir en aide."

Photo: C. Ngo-Biyack
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Vania Assenova, directrice nationale de SOS Villages d'Enfants au Bénin, résume les besoins sociaux et économiques du pays en parlant de "soif de développement". Les enfants comptent parmi ceux qui souffrent le plus des conditions de vie précaires dues en partie à des traditions culturelles douteuses, et en partie à des pratiques qui vont à l'encontre du bien-être des enfants, surtout dans les régions pauvres de campagne.
La pratique du "vidomégon" est l'un des plus gros problèmes qui touche les enfants. Elle consiste pour des familles pauvres vivant généralement à la campagne à placer leurs enfants, surtout les filles, dans des familles plus aisées qui les font travailler. Les abus et les actes de violence ne sont pas rares dans ce milieu.

Photo: C. Ngo-Biyack
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Sans parler du commerce des enfants utilisés comme force de travail ou à des fins de prostitution, un phénomène qui touche également particulièrement les filles. D'une manière générale, la position des filles est plus défavorable que celle des garçons: elles n'ont qu'un accès limité à l'éducation et aux soins médicaux, elles sont mariées de force, et doivent travailler plus que leur part. Tous ces facteurs conduisent, malgré les mesures d'information et de promotion du gouvernement, à la hausse du nombre d'enfants abandonnés qui vivent dans la rue.
Le village d'enfants SOS comprendra douze maisons familiales destinées à accueillir 120 enfants, ainsi qu'un jardin d'enfants, un centre social et un centre médical. Le centre social aura pour rôle principal d'informer la population sur le sida, car Dassa-Zoumé a l'un des taux d'infection de la maladie les plus élevés du pays.