
Autocollant VIH/sida fait à la main du centre social SOS d'Ennerdale, Afrique du Sud - Photo: B. Dimbleby
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En 2004, une petite fille du nom de Violet** a trouvé un nouveau foyer au village d'enfants SOS d'Arusha, en Tanzanie. Elle avait été amenée là par son père séropositif, dont l'état de santé avait empiré bien qu'il ait vendu tous ses biens pour se procurer des médicaments anti-rétroviraux. Sa femme était morte des suites du sida deux ans plus tôt. Le père de Violet a confié son poignant témoignage au directeur du village d'enfants SOS: "Maintenant, je peux au moins mourir en paix."
Mais des milliers de parents dans le monde, affectés par le VIH/sida, ne connaîtront pas cette paix de savoir leurs enfants à l'abri et pris en charge après leur décès. Le sida est la quatrième cause de mortalité et l'épidémie a rendu, selon les estimations, 14 millions d'enfants orphelins sur la planète - nombre qui devrait atteindre 25 millions d'ici 2010*.
Un des objectifs de SOS Villages d'Enfants est de maintenir, dans la mesure du possible et le plus longtemps possible, des familles existantes. Ainsi, quand Anmaz**, une mère séropositive ayant deux enfants et dont le mari est mort du sida trois ans plus tôt, a demandé que ses enfants soient admis au village d'enfants SOS de Harar, en Ethiopie, l'organisation lui a proposé une solution alternative.

Photo: I. Brandvoll
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Afin de permettre à Anmaz de passer dans le confort et la sécurité les précieuses années qu'il lui reste à vivre avec ses enfants, SOS Villages d'Enfants a fourni une allocation mensuelle pour les frais de scolarité et les produits de première nécessité tels que nourriture et savon, ainsi qu'une assistance en matière de logement. En même temps, l'association a promis à Anmaz que ses enfants trouveraient un nouveau foyer au village d'enfants SOS de Harar après sa mort.
Au fil des années, SOS Villages d'Enfants a mis sur pied dans les régions affectées de nombreux programmes pour aider non seulement les orphelins du sida mais également les familles frappées par la maladie. La plupart d'entre elles se trouvent dans la région la plus touchée, l'Afrique subsaharienne, qui abrite près de 10% de la population mondiale et où vivent plus de 60% du nombre de personnes au monde atteintes du sida*.
En 2004, SOS Villages d'Enfants a pris en charge 14 000 personnes dans quinze pays sur 32 sites en Afrique sub-saharienne. Notre plan d'action prévoit d'activer 25 autres sites d'ici fin 2005.
Selon ces programmes de SOS Villages d'Enfants, des tests de dépistage du VIH sont administrés tandis que des conseillers locaux spécialement formés se chargent de l'assistance avant et après les tests. Dans certains centres sociaux SOS, des médicaments anti-rétroviraux sont fournis gratuitement à des bénéficiaires choisis préalablement, ou sinon a un coût fortement subventionné.

Photo: W. Vyslozil
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En septembre 2004, le centre médical SOS de Lilongwe a commencé à distribuer des médicaments anti-rétroviraux en collaboration avec le ministère de la santé du Malawi. Dans le cadre de ce projet, vingt-cinq nouveaux clients recevront des médicaments anti-rétroviraux chaque mois pendant les trois années à venir, ce qui porte à 900 le nombre total de bénéficiaires.
Parmi les premiers clients du centre médical SOS se trouvait Rachel**, veuve et mère de quatre enfants dont le plus jeune a cinq ans. Rachel a commencé à prendre des médicaments anti-rétroviraux d'un autre centre en juillet 2004 mais elle a dû arrêter le traitement un mois plus tard pour des raisons financières. Rachel a maintenant recommencé à prendre les médicaments anti-rétroviraux qui lui permettront de continuer à s'occuper de ses enfants.
Lorsque SOS Villages d'Enfants a lancé son action en Ukraine fin 2003, un centre de conseil VIH/sida faisait partie des nombreux projets inaugurés dans le district de Podol à Kiev. En Ukraine, près de 360 000 personnes sont affectées par le VIH/sida - soit 1% de la population - et le taux des nouvelles infections augmente de façon dramatique *.
Plus de 70% des personnes infectées en Ukraine sont des drogués ayant partagé leurs seringues*. Mère de trois enfants dont le plus jeune a tout juste plus d'un an, Lena** est séropositive et fait partie de ces anciens drogués bénéficiant aujourd'hui du programme de SOS Villages d'Enfants. Lena a arrêté de se droguer et fait de son mieux pour bâtir un foyer pour ses enfants.
"Je peux être sûre que, si j'ai besoin de laisser mes enfants au centre de conseil, ils y sont en sécurité et je peux travailler pour gagner de l'argent," a dit Lena. "Je suis vraiment reconnaissante à SOS Villages d'Enfants qui m'a aidée, mes enfants et moi."
* Source: ONUSIDA, WHO, UNICEF
** Les noms ont été modifiés afin de protéger la vie privée des personnes mentionnées