INDE
Des équipes de secours de SOS Villages d'Enfants organisent actuellement la mise en place de 16 abris d'urgence au sud de l'Inde. Selon le chef des secours, Victor Painadath, il y a dans la région jusqu'à 30000 enfants qui ont urgemment besoin d'aide.
Il décrit la situation dans la ville de Nagappattinam, qui a été gravement touchée par le sinistre, de la manière suivante: "Il y a maintenant 48 heures que les tsunamis ont ravagé la ville. Les routes sont envahies par la boue que la mer a propulsée sur la côte avant de se retirer. On voit des amas de décombres, de bateaux, de chaussures et d'autres déchets. Ça sent les cadavres en putréfaction. Les hommes se consacrent avant tout au déblayage, les magasins sont fermés, la vie s'est arrêtée. Nous avons soudain vu courir des gens qui ont crié que les vagues allaient revenir. J'ai vu des femmes paniquées et des enfants tremblant de peur qui se sont réfugiés auprès de leur mère. En réalité, quelqu'un avait simplement dit que les vagues étaient un peu plus hautes. Je vous raconte ça pour vous montrer la peur dans laquelle les gens vivent ici."
3000 à 4000 enfants seront pris en charge dans les villes et les communes avoisinantes de Velankanni, Nagappattinam et Kanykumari. Ces villes et districts sont connus pour leurs temples, où ont été hébergés la majorité des victimes. C'est pourquoi les camps sont aussi bien mis en place dans l'enceinte des temples que dans les centres municipaux.
Des vêtements et de la nourriture sont distribués aux enfants, on leur offre également des soins médicaux et un soutien psychologique. Par des jeux et d'autres activités, on leur aide à assimiler les expériences traumatisantes qu'ils ont vécues: la perte d'un parent, la peur de la mort et la violence de la destruction.
A Cuddalore, en Pondichéry, ce sont surtout les familles de pêcheurs qui ont perdu des proches (souvent des hommes qui sont partis pour la pêche et qui ne sont plus revenus), leur maison, leur bateau et leurs filets de pêche à la suite des raz-de-marée. Pour eux, SOS Villages d'Enfants a également mis en place des logements provisoires.
Ce n'est que dans quelques semaines que l'on saura combien d'enfants ont perdu leurs parents et des proches dans le raz-de-marée et s'ils doivent être pris en charge à long terme dans une des institutions SOS.
SRI LANKA
La majorité du personnel de secours, des autorités et des organisations concentrent leur aide sur le sud du Sri Lanka, qui a été gravement touché par le sinistre. Rares sont ceux qui peuvent également accéder à la côte est de l'île, certaines régions sont toujours contrôlées par les LTTE (Tigres Libérateurs de l?Eelam Tamoul). SOS Villages d'Enfants a pu envoyer un premier transport humanitaire au centre social SOS de Batticaloa, sur la côte est. Les colis d'aide ont déjà été distribués.
Ce qui est particulièrement tragique, c'est que de nombreuses personnes touchées par les tsunamis avaient déjà été victimes d'inondations, en novembre, et avaient dû être hébergées dans le centre social. Ce n'est qu'au mois de décembre que ces familles sont retournées dans leur maison, quelques-unes d'entre elles ont péri dans le sinistre du 26 décembre. En plus de la distribution des biens de première nécessité (eau, aliments de base, ustensiles de cuisine, médicaments et vêtements), les familles touchées bénéficieront, à long terme, d'un soutien qui doit leur permettre de reconstruire leur existence.
Au sud du Sri Lanka, la communication ne fonctionne toujours pas. Le directeur du village d'enfants SOS de Galle collabore également avec d'autres organisations d'aide.
Plus de 500 familles se sont réfugiées dans le temple central de Piliyandala, près de la capitale Colombo. A Piliyandala se trouve le premier village d'enfants SOS du Sri Lanka. Les collaborateurs sur place organisent, en collaboration avec les autorités du temple, les soins médicaux pour les familles et assurent la distribution des aliments, parmi lesquels du lait en poudre dont les nourrissons et les petits enfants ont besoin d'urgence.
SOS Villages d'Enfants au Sri Lanka oeuvre en étroite collaboration avec les autorités étatiques et d'autres ONG pour pouvoir prendre davantage de mesures d'aide.