Les émeutes politiques au royaume himalayen du Népal, qui ont paralysé le pays ces dernières semaines, ont également rendu difficile le travail des employés du bureau national de SOS Villages d'Enfants dans la capitale Katmandou. Les employés qui ne peuvent se déplacer qu'avec les transports en commun n'ont pas pu, des jours durant, se rendre au travail, des couvre-feux ont été instaurés temporairement. Avec la normalisation de la situation, les institutions de SOS Villages d'Enfants au Népal peuvent reprendre leurs activités.
D'après Shankar Pradhananga, directeur de SOS Village d'Enfants au Népal, toutes les écoles Hermann-Gmeiner ont dû fermer leurs portes à partir du 4 avril pour une durée de 19 jours. Les sites de Pokhara et de Surkhet ont été particulièrement touchés. On compte en tout huit villages d'enfants SOS au Népal et 26 institutions sociales et éducatives, qui proposent une série de programmes sociaux s'adressant surtout aux veuves et à leurs enfants. Dans la plupart des cas, la situation problématique de ces femmes est liée directement au conflit qui perdure depuis de nombreuses années dans le pays. L'aide de SOS Villages d'Enfants se concentre sur l'éducation et la formation, dans les cas les plus durs, une aide alimentaire est également prodiguée.
Les enfants et le secteur de l'éducation sont le plus touchés par la situation incertaine persistante au Népal, explique Shankar Pradhananga. La frustration est grande chez les jeunes, la plupart veulent partir à l'étranger pour tenter leur chance.
Près de 3 500 enfants sont pris en charge dans les programmes sociaux de SOS Villages d'Enfants qui comprennent des garderies, des soins médicaux, des ateliers pour les mères et apportent un soutien à toute la communauté.