04/06/2007 - Les affrontements entre l'armée libanaise et le groupe de Jound al Cham (Soldats du Levant) à Saida, au Liban, se sont poursuivis jusqu'aux premières heures du jour ce matin obligeant les enfants du village d'enfants SOS de Sferai et les jeunes habitant les maisons situées en banlieue de Saida à rester chez eux où ils sont relativement à l'abri.
Le village d'enfants SOS de Sferai a été affecté par les combats, c'est pourquoi tous les enfants du village, comme d'ailleurs la plupart des enfants vivant dans le sud du Liban, sont restés chez eux dimanche soir. Lina Sarkis de l'association libanaise SOS Villages d'Enfants, a déclaré que les employés s'étaient assuré que le village d'enfants avait suffisamment de réserves au cas où les violences s'aggraveraient. Les jeunes habitant dans les maisons de jeunes à Abra sont également en sécurité chez eux et ont assez de vivres pour faire face en cas d'urgence.
"Il semble que nos souhaits et nos espoirs ne soient pas près d'être réalisés," dit Sarkis. "Les soldats de la caserne militaire voisine viennent de nous informer qu'ils ont arrêté une personne qui essayait de placer un sac contenant 30 kg d'explosifs juste sous nos fenêtres."
Selon les dernières sources, les combats ont débuté après qu'un partisan du groupe Jound al Cham ait jeté une grenade à un point de contrôle de l'armée, à l'entrée du camp de réfugiés d'Aïn al Hiloueh. Le conflit qui s'en est suivi a fait au moins cinq blessés.
Sarkis espère un retour à la normale dans le village d'enfants et les maisons de jeunes: "Nous espérons réellement que les enfants ne vont pas devoir manquer l'école plus longtemps, en particulier parce que beaucoup d'entre eux doivent passer des examens. Leur sécurité, toutefois, est notre priorité première."