
Un dernier hommage à Soeur Leonella - Photo: H. Atkins
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La célébration a été présidée par l'évêque de Djibouti, Georgio Bertin, dont le diocèse comprend la Somalie, en présence de diverses personnalités: l'ambassadeur d'Italie au Kenya, les représentants des Nations Unies au Kenya et de l'OMS en Somalie, des représentants du gouvernement du Kenya et une délégation de SOS-Kinderdorf International, menée par Willy Huber, directeur régional en Afrique de l'est. C'est essentiellement Mgr Georgio qui a célébré la messe, mais de nombreux autres prêtres de diverses nationalités y ont participé. La première lecture a été faite par Claudio Croce, directeur de projet pour SOS Villages d'Enfants en Somalie.
L'évêque, qui vit dans la région depuis de nombreuses années et qui connaissait personnellement Soeur Leonella, a dit dans son sermon qu'elle avait été guidée par l'idée qu' un nouveau monde était apparu sur cette terre. Il a mentionné que Soeur Leonella avait été assassinée avec son garde du corps somalien, Mahamoud Mohammed Osman, et attiré l'attention sur les contrastes existant entre les deux “une Européenne et un Africain, une Blanche et un Noir, une chrétienne et un musulman, une femme et un homme ”. Il a ajouté qu'ils avaient vécu et étaient morts ensemble et que le message de Soeur Leonella était un message d'unité, “vivre ensemble est possible ”.

Soeur Leonella - Photo: H. Atkins
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Message du Pape
Un message du Pape Benoît a été lu lors de la cérémonie dans lequel il demande que la vie de Soeur Leonella soit source d'inspiration. Les consoeurs de Soeur Leonella lui ont également rendu hommage, et ont aussi parlé en termes émouvants de Mahamoud Mohammed. Le choeur des religieuses, qui donnait une touche africaine à la cérémonie avec ses cantiques en swahili et ses percussions africaines, a chanté un des cantiques italiens que préférait Soeur Leonella, ‘Chiara E’ La Tua Parola’.
Après la célébration, la dépouille mortelle de Soeur Leonella a été transportée à l'hôpital Nazareth à une vingtaine de kilomètres de Nairobi, où elle avait travaillé. Les habitants ont pu la voir une dernière fois dans la chapelle, avant qu'elle ne soit amenée au petit cimetière pour y être enterrée aux côtés d'autres religieuses italiennes ayant consacré leur vie à l'Afrique. Une foule immense a assisté à la cérémonie finale présidée par l'évêque et plusieurs couronnes furent déposées sur sa tombe. Willy Huber, directeur régional, se tenait près de la tombe, un bras autour des épaules d'une des trois religieuses qu'il avait fait évacuer de Mogadiscio le jour où Soeur Leonella avait été tuée – un symbole de réconfort et de solidarité dans leur peine. Les funérailles se sont déroulées sous un ciel chargé de nuages annonçant la pluie. Elles étaient solennelles et pleines de dignité, très poignantes lorsque les religieuses ont continué à chanter leurs adieux à leur amie.
Dans son sermon, Mgr Georgio a imaginé un épitaphe pour Soeur Leonella. “J'ai essayé", phrase qu'elle employait souvent dans sa vie quotidienne. Mais, pour la cause de la paix dans le monde, peut-être serait-il plus adapté de se souvenir de ses derniers mots, “je pardonne, je pardonne …”
Repose en paix Soeur Leonella.