
Ce bateau va permettre de subvenir aux besoins de plusieurs familles - Photo: Archives SOS
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Dans le village indien de Pudukuppam, c'est dix bateaux qui ont pris la mer (équipés d'un moteur et de quatre filets), avec respectivement quatre pêcheurs à leur bord. Les hommes ont fendu la mer sous les acclamations. Les femmes se sont alors interrompues, le temps d'une prière pour qu'ils reviennent sains et saufs. Au retour des bateaux, certains avaient quelques belles prises à faire admirer - ceux qui n'avaient plus rien reprennent confiance et retrouvent petit à petit une vie normale.
Ces jours-ci, dans les régions touchées par le tsunami sur la côte sud-est de l'Inde et au Sri Lanka, de telles scènes ne sont pas rares du tout. La remise de bateaux à des pêcheurs donne lieu à des cérémonies très émouvantes: ces hommes ont tout perdu dans le raz de marée le 26 décembre et ils retrouvent ainsi les moyens de subvenir à leurs besoins et à ceux de leurs familles. SOS Villages d'Enfants a acheté plus de 300 bateaux pour les coopératives de pêcheurs en Inde et au Sri Lanka. Les fabricants de bateaux sont débordés et ne peuvent répondre tout de suite à la demande, c'est pourquoi la remise des bateaux se fait par étapes.

La première prise depuis deux mois - Photo: Archives SOS
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Après la catastrophe, et une fois le programme d'aide d'urgence achevé, SOS Villages d'Enfants a mis en place une aide à la reconstruction. Elle prévoit, entre autres, de mettre des bateaux et du matériel de pêche à la disposition des familles de pêcheurs très touchées. Près de 3 000 familles en Inde et au Sri Lanka bénéficient des programmes d'aide de SOS Villages d'Enfants. En Indonésie, où des négociations sont actuellement en cours pour définir les lieux et les méthodes d'aide à apporter aux enfants et aux familles touchés, des équipes SOS organisent la prise en charge psychothérapeutique des enfants dans les camps.
Les zones, dans lesquelles SOS Villages d'Enfants est active:
Inde
- Kanyakumari
- Nagapattinam
- Cuddalore
- Pondichéry
Sri Lanka
- Komari
- Iraalodai
- Kayankerni
- Galle (Telwatte)
Indonésie

Distribution de légumes à Komari, Sri Lanka - Photo: S. Posingis
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En Inde et au Sri Lanka, les familles de quatre à six personnes ont reçu une somme d'argent pour un nouveau départ, des ustensiles de cuisine et elles sont approvisionnées en produits alimentaires, surtout en légumes frais. Parallèlement, des logements provisoires sont mis à disposition le temps que les nouvelles maisons soient construites.
SOS Villages d'Enfants reconstruira plusieurs villages détruits sur la côte est du Sri Lanka et au sud de l'Inde, jusqu'à dix en Inde et trois au Sri Lanka, ces villages étant surtout habités par des familles de pêcheurs. Dès que les autorités auront mis à leur disposition des terrains constructibles dans des zones sûres, les familles assureront elles-mêmes, grâce à une aide financière, la reconstruction de leurs maisons.
L'organisation se chargera de la construction de centres communautaires (dix respectivement en Inde et au Sri Lanka), qui serviront d'écoles, de jardins d'enfants et de centres sanitaires et constitueront en cas d'inondations un abri sûr pour les villageois. Par ailleurs, des garderies et jardins d'enfants ouverts en remplacement des camps d'urgence pour enfants vont, pour un temps, soulager les parents et prendre en charge les enfants en âge préscolaire toute la journée ou à mi-temps.
Un autre programme d'aide de trois ans profite à 1,000 familles (900 en Inde, 100 au Sri Lanka) soutenues, dans la majorité des cas, par des mères seules. Si ces familles ont déjà vécu dans des conditions difficiles avant le tsunami, leur existence est encore plus menacée depuis le sinistre. Des formations pour les jeunes et les femmes, des activités de conseil familial et pédagogique, des cours de soutien, des groupes et aires de jeux, des thérapies, des soins médicaux de base, etc. contribueront à garantir la cohésion familiale. En Inde, quatre centres sociaux polyvalents supplémentaires seront construits pour ces programmes de soutien familial.

Cette petite fille vient tous les jours au centre d'activités SOS de Komari (Sri Lanka) - Photo: S. Posingis
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Les estimations concernant le nombre d'enfants qui ont perdu leurs parents et qui n'ont plus de proches varient énormément. Il n'en demeure pas moins que le tsunami a fait de nombreux orphelins, notamment au Sri Lanka et en Indonésie. La construction d'un village d'enfants SOS à Pondichéry, en Inde, est en projet et a été confirmée par le gouverneur de la province. Un nouveau village d'enfants SOS est également prévu près de Batticaloa, sur la côte est du Sri Lanka, les négociations à ce sujet sont en cours.
Dans la province indonésienne d'Aceh, où on estime que 240 000 personnes ont trouvé la mort, les mesures d'aide sont mises en ?uvre dans des conditions très difficiles. La mise en place de projets sociaux à long terme nécessite notamment beaucoup de patience et des négociations de grande envergure avec les autorités gouvernementales et provinciales. Depuis début janvier, des équipes de SOS Villages d'Enfants sont sur place pour occuper les enfants avec différentes activités et, au besoin, leur apporter une assistance psychologique.
Entre Meulaboh et Banda Aceh, sur la côte sud entièrement dévastée par le tsunami, SOS Villages d'Enfants prévoit la construction de cinq centres sociaux (avec garderie, école et petite mosquée). Dans chacune de ces deux villes, 100 familles bénéficieront d'une aide pour reconstruire leur vie. La réalisation de ces projets ainsi que la construction d'un nouveau village d'enfants SOS dépendent néanmoins de la décision des autorités gouvernementales et provinciales.