
La Vice-Présidente Truong My Hoa et Helmut Kutin lors de la cérémonie - Photo: Archives SOS
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Au début du mois de janvier, en considération de ses mérites dans le domaine humanitaire pour les enfants vietnamiens orphelins et dans le besoin, le Président de SOS Villages d'Enfants a reçu des mains de la Vice-Présidente Truong My Hoa la Médaille d'Amitié. Cette distinction, la plus haute accordée par ce pays à des étrangers, est également un hommage à l'engagement de M. Kutin pour des relations amicales entre le Viêt Nam et les organisations internationales.
Au cours des dernières années, M. Kutin a reçu plusieurs distinctions pour son action au Viêt Nam, mais cela ne peut refléter que partiellement l'importance qu'il attache en particulier à ce pays d'Asie du Sud-Est et au destin des enfants. L'histoire de SOS Villages d'Enfants au Viêt Nam est très liée à l'histoire personnelle de M. Kutin. En pleine guerre du Viêt Nam, il a réussi à faire construire le village d'enfants SOS de Da Lat et celui de Go Vap, près de Hô Chí Minh-Ville, le plus grand du monde à l'époque. Pendant sept ans, dans les deux villages, Helmut Kutin a partagé son destin avec celui des enfants et des mères et formé avec eux une grande famille, avant de devoir quitter le pays en 1976 - un des moments les plus douloureux de son existence.

Au village d'enfants SOS de Da Lat - Photo: D. Sansoni
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Plus de dix ans ont passé avant qu'il ne puisse y retourner, et SOS Villages d'Enfants avec lui. Da Lat et Go Vap ont dû être complètement rénovés. Il existe entre temps douze villages d'enfants SOS et le concept de pédagogie familiale fait office de modèle. Plus de 2 500 enfants ont bénéficié de la prise en charge de l'organisation ou en bénéficient encore, des centaines sont adultes aujourd'hui. La préscolarité et l'éducation sont deux des domaines prioritaires à SOS Villages d'Enfants au Viêt Nam. Près de 100 000 enfants ont fréquenté les dix écoles et les douze jardins d'enfants de SOS Villages d'Enfants, et des centaines d'autres, issus de familles pauvres, ont bénéficié de bourses.
Dans le cadre d'un long entretien accordé en 2006, Helmut Kutin, à qui on demandait sous quelle véranda il aimait particulièrement être assis: "Da Lat demeure la plus belle. Mais cela est lié à des expériences humaines difficiles à expliquer."