
Une exposition sur l'étude "Seeing beyond violence" - Photo: Archives SOS
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Le forum entend traiter des conflits culturels et sociaux du XXIe siècle, par le biais d'expositions, de conférences, de concerts, ainsi que de spectacles de théâtre, de cirque et de danse. Organisé par la ville de Barcelone, le gouvernement de Catalogne et l'administration espagnole, avec le soutien de l'UNESCO, le forum devrait attirer quelque 7 millions de visiteurs.
Le forum s'articule autour de trois axes principaux: le développement durable, la diversité culturelle et les conditions de la paix. Ces thèmes seront abordés au cours de 49 conférences, appelées "dialogues". On attend jusqu'à 10 000 participants à la conférence du Parlement des religions du monde, au Festival mondial de la jeunesse ou au Forum urbain mondial. Des personnalités de premier plan comme Boutros-Boutros Ghali, Paolo Coelho, Mikhaïl Gorbatchev, José Samarago ou Salman Rushdie ont été invitées à faire part de leurs expériences.
SOS Villages d'Enfants a été conviée à participer à l'un de ces dialogues. Du 23 au 27 juin, le dialogue intitulé " Vers un monde sans violence" a traité du thème de la violence sous toutes ses formes. La conférence visait principalement à encourager les gouvernements, les mouvements sociaux et les peuples de la planète à considérer un monde sans violence comme une priorité absolue.
Organisé par le Bureau international de la paix à Genève et par l'organisation catalane "Fundacio per la Pau", le dialogue a réuni des ONG internationales, des représentants des Nations Unies et des organisations pour la paix locales afin d'examiner les moyens d'éradiquer la violence dans le monde.

George Nyakora évoque le sort des enfants dans les conflits armés - Photo: Archives SOS
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George Nyakora, responsable du centre SOS de formation professionnelle au Kenya et ancien directeur du programme d'aide d'urgence SOS pour les enfants soldats à Gulu, au nord de l'Ouganda, a présenté l'action de SOS Villages d'Enfants au service des enfants pris dans des conflits armés.
C'est à l'aide de la situation à Gulu, récemment décrite par la Directrice générale de l'UNICEF, Carol Bellamy, comme l'une des pires catastrophes humanitaires et une grave violation des droits de l'enfant, qu'il a illustré les programmes de SOS Villages d'Enfants en faveur de ces enfants. Les villages d'enfants SOS dans les régions en crise ouvrent leurs portes aux enfants et aux familles déplacées.
Grâce aux programmes d'aide d'urgence, comme celui qui existe en Ouganda, les enfants bénéficient d'une première prise en charge et reçoivent des articles de première nécessité. Dans ce cadre, le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, l'UNICEF et l'OMS sont des partenaires importants de SOS Villages d'Enfants.
Ces projets à court terme sont complétés par des mesures qui s'inscrivent dans le long terme. Ainsi, quelque 200 anciens enfants soldats dont les familles n'ont pas pu être retrouvées ont été pris en charge de manière permanente par SOS Villages d'Enfants à Gulu. L'organisation s'efforce de faire participer la population et les organisations locales, ce qui permet de renforcer les compétences au niveau local et contribue ainsi à l'amélioration à long terme de la situation.
Barbara Pittracher de l'Académie SOS Hermann Gmeiner a par ailleurs présenté l'étude "Seeing beyond violence. Children as researchers".
Quant à SOS Villages d'Enfants Catalogne, elle s'est exprimée sur le thème des enfants et de la violence dans les médias. Outre ces diverses contributions, SOS Villages d'Enfants soutient, par l'intermédiaire de son action, les objectifs du Forum Barcelone: créer les conditions pour un monde de paix, promouvoir la diversité culturelle et le développement durable.
Annemarie Schlack
Bureau de liaison et du plaidoyer