
Réfugiés dans leur propre pays - en sécurité au village d'enfants - SOS Photo: H. Böhler
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Depuis l'arrivée forces de maintien de la paix ouest-africaines et l'élection d'un président par intérim, le calme semble revenir peu à peu sur la scène politique au Liberia, même s'il y a encore des combats dans les régions éloignées et qu'on relate des attaques sur la population civile. Des milices affamées et livrées à elles-mêmes rôdent et continuent de piller la population en détresse dans les régions rurales. L'annonce de l'arrivée le 1er octobre d'une force de maintien de la paix des Nations-Unies, qui sera composée de quelque 15 000 hommes et qui devrait déployer son plein potentiel dans les mois prochains, suscite donc de grands espoirs.
Le village d'enfants SOS de Juah Town évacué à la mi-mai a été entièrement mis à sac par des rebelles du MODEL, mais les maisons n'ont été que peu endommagées. Pour éviter que les bâtiments ne soient détériorés encore davantage, on compte dans un premier temps stationner trois unités de l'ECOMOG sur le site pour surveiller l'installation, ceci jusqu'au retour au calme dans la ville côtière assiégée de Buchanan. Les enfants, les mères et les collaborateurs de Juah Town resteront au village d'enfants SOS de Monrovia pour le moment.

Distribution de nourriture dans le village d'enfants SOS de Monrovia - Photo: H. Böhler
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Selon les derniers rapports de collaborateurs de SOS Villages d'Enfants, la situation dramatique de milliers de réfugiés s'est quelque peu détendue dans la capitale Monrovia. La semaine dernière, une partie des personnes qui s'étaient réfugiées sur le terrain du village d'enfants SOS et y étaient nourries et soignées depuis des semaines ont pu être placées dans des camps de l'UNHCR.
Les quelque 1 200 réfugiés restants, originaires en partie de l'intérieur du pays, sont à la recherche de membres de leur famille disparus et d'un logis à proximité de la capitale. La majorité des réfugiés habitent dans l'école SOS Hermann Gmeiner, fermée depuis presque quatre mois déjà. On ignore pour l'instant si l'école pourra être remise en service dans les semaines à venir.
SOS Villages d'Enfants a pu réaliser une première distribution de nourriture aux réfugiés affamés et à la population en détresse aux alentours du village. Actuellement, on détermine le nombre de familles qu'on devra continuer d'approvisionner avec les produits alimentaires de première nécessité.
En raison du manque alarmant de soins médicaux, une clinique d'urgence SOS a ouvert ses portes début septembre dans un ancien foyer de transition SOS à Monrovia, réaménagé pour la circonstance. Le personnel médical (un médecin, trois infirmières, une sage-femme, deux aides soignantes, un laborantin, quatre anciens des villages d'enfants SOS, responsables de la sécurité et de l'ordre) qui s'affaire du matin au soir, a pu prodiguer des soins médicaux ambulatoires (y compris vaccins) à plus de 1 500 personnes rien que dans les trois premières semaines.