
Photo: D. Sansoni
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INDE
La semaine dernière, des familles touchées en Inde ont quitté les centres d'aide d'urgence pour retourner dans leurs villages en ruines. A Kanyakumari, Nagapattinam, Cuddalore et Pondichéry, SOS Villages d'Enfants aide près de 400 familles des communautés de pêcheurs frappées par le tsunami à reconstruire leur maison et leurs moyens d'existence.
Parmi ces familles, il y a celle de Ramesh, qui était en train d'aider son père à préparer leur bateau de pêche lorsque le tsunami a frappé. Le père de Ramesh a été emporté pour toujours par la mer. Le matériel de pêche de la famille a été complètement détruit. Ramesh, sa mère et ses deux soeurs ont perdu leur principal soutien de famille, ainsi que leur maison et tout ce qu'ils possédaient.
L'aide de l'organisation se concentre actuellement sur le moyen terme, afin d'aider les familles affectées à commencer à se reconstruire. SOS Villages d'Enfants fournit à ces 400 familles une subvention initiale pour construire un abri temporaire et des denrées de base sous forme de rations alimentaires pour deux mois et de matériel de cuisine.
L'organisation a également ouvert neuf centres d'activités pour une prise en charge de jour des enfants. Une assistance psychologique y est offerte et les traumatismes sont soignés à travers le jeu, la peinture, la musique et la narration d'histoires. Les parents reçoivent aussi un soutien psychologique pour surmonter le traumatisme. Dans les jours qui viennent, 20 garderies seront mises en place pour accueillir un total de 5 000 enfants.
Pour aider ces familles à long terme, SOS Villages d'Enfants les aidera financièrement dans l'acquisition de bateaux de pêche, de filets et de matériel nécessaire ainsi que dans la reconstruction de leurs maisons. L'organisation a également reçu l'assentiment du gouvernement indien pour la construction dans ces villes de bâtiments communautaires qui serviront, selon les besoins, de jardins d'enfants, d'écoles, de centres sanitaires, etc.
SOS Villages d'Enfants a également prévu un programme sur trois ans (éducation, nutrition, services de santé et entraînement des compétences) pour venir en aide à 300 familles monoparentales vulnérables: le parent unique est, pour la plupart, une femme qui risque, vu la situation, d'abandonner ses enfants. Un programme similaire sera également appliqué au Sri Lanka pour une centaine de familles vulnérables.
Actuellement, il n'est toujours pas certain que les institutions SOS existant dans la région suffiront à accueillir les nombreux enfants nécessitant une prise en charge à long terme. Dans les semaines à venir, on décidera de la construction éventuelle d'un nouveau village d'enfants SOS.

L'ecole de Komari - Photo: D. Sansoni
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SRI LANKA
SOS Villages d'Enfants maintient son aide d'urgence dans ses institutions existantes à Batticaloa dans les régions de l'est du Sri Lanka, ainsi qu'à Piliyandala et Galle pour une aide au sud du pays. A l'est, six garderies ont été ouvertes (deux autres vont suivre) dans les camps de réfugiés d'Iralodei, Wattawana, Kayankerni et Komari, destinées à aider jusqu'à 1 500 enfants à surmonter leurs traumatismes et à continuer leur scolarité.
Dans le sud, quatre à six centres d'activités SOS, qui accueilleront 500 enfants, sont prévus. Tous ces centres seront gérés par des équipes locales et des volontaires en coopération avec les autorités locales. En outre, SOS Villages d'Enfants a fourni des véhicules et des chauffeurs afin que la faculté de médecine de l'Université de Ruhuna puisse apporter des soins aux réfugiés des quelque 40 camps à Galle et dans ses environs. Les jeunes des institutions SOS de Galle aident à la distribution de nourriture et à l'entretien des bureaux communaux.
En leur versant une subvention, SOS Villages d'Enfants permettra à quelque 600 familles affectées de l'est du Sri Lanka et 150 du sud du pays de construire des logements temporaires et d'acheter du matériel de cuisine et de la nourriture pour deux mois. Comme en Inde, ces 600 familles viennent de communautés de pêcheurs et recevront une aide financière de SOS Villages d'Enfants pour acheter des bateaux, des filets, du matériel nécessaire et pour reconstruire leurs maisons.
Dans l'est du Sri Lanka, des plans à long terme de SOS Villages d'Enfants prévoient d'obtenir l'accord du gouvernement pour construire des maisons et des bâtiments communautaires ainsi que des écoles, des jardins d'enfants et des centres sanitaires dans les villes touchées de Komari et Iralodei.
Comme en Inde, il est probable qu'un nouveau village d'enfants SOS soit construit dans la région de Batticaloa pour accueillir les enfants nécessitant une prise en charge à long terme, mais ceci n'est pas définitif.
INDONESIE
Les équipes d'urgence de SOS Villages d'Enfants maintiennent l'aide d'urgence dans les régions les plus affectées de la province d'Aceh. Les volontaires, des professionnels formés, médecins et psychologues entre autres, apportent nourriture et soutien psychologique aux enfants dans les nombreux camps des villes de Nagan Raya et Meulaboh, et des environs.
Des négociations pour la construction d'un village d'enfants SOS dans la province du Sumatra-Nord sont déjà en cours avec les autorités indonésiennes.