Après le violent séisme qui s'est produit hier au large de Sumatra, les autorités gouvernementales du Sri Lanka et de l'Inde ont lancé une alerte au tsunami pour les zones côtières de l'est et du sud. De nouveau, ce sont des régions indonésiennes, et notamment les îles à proximité de l'épicentre, qui sont le plus touchées, on craint que le séisme ait fait de nombreux morts.
Après les raz-de-marée dévastateurs dus à un violent séisme au large de Sumatra le 26 décembre 2004, l'alerte a, cette fois-ci, été lancée à temps dans les régions côtières de l'Inde et du Sri Lanka. Les habitants des villages indiens qui sont actuellement reconstruits grâce au soutien de SOS Villages d'Enfants, ont été évacués au moins à deux kilomètres à l'intérieur du pays. Les centres sociaux et les centres d'activité qui ont été mis en place au mois de janvier dans le cadre de l'aide d'urgence à la suite du tsunami, pourraient, en cas de besoin, héberger provisoirement et prendre en charge des évacués. Selon Shubha Murthi, une collaboratrice de SOS Villages d'Enfants, les habitants ont extrêmement peur en raison des événements du 26 décembre, même si l'alerte a été officiellement levée entre-temps.
Cedric de Silva, le directeur de SOS Villages d'Enfants au Sri Lanka, a également confirmé que les régions côtières du pays n'ont pas été touchées. Les autorités ont appelé les organisations actuellement présentes sur les côtes est du Sri Lanka pour apporter un soutien aux personnes affectées par les raz-de-marée de décembre, à procéder à des évacuations dans les régions menacées. Après la levée de l'alerte au Sri Lanka, les habitants ont pu retourner dans leurs maisons tôt le matin.
En Inde et au Sri Lanka, SOS Villages d'Enfants continue inlassablement ses efforts d'aide à la reconstruction en apportant un soutien à des milliers de personnes qui ont perdu des membres de leur famille, leur maison et leur base d'existence dans les raz-de-marée du 26 décembre.
Grâce à des programmes à long terme, près de 3 000 familles, dont la plupart est issue de villages de pêcheurs, bénéficient d'un vaste soutien pour pouvoir bientôt redevenir autonomes et subvenir elles-mêmes à leurs besoins. Des villages entiers sont reconstruits par SOS Villages d'Enfants, y compris des centres communautaires pour des jardins d'enfants, des écoles, des centres sanitaires et des abris d'urgence en cas de catastrophes. SOS Villages d'Enfants met en place des hébergements provisoires jusqu'à ce que les nouvelles maisons familiales soient construites.
Après avoir, dans une première phase, bénéficié d'une aide financière pour redémarrer, plusieurs familles ont reçu, et reçoivent toujours, des bateaux et du matériel de pêche pour pouvoir travailler et subvenir à leurs besoins. Les familles qui n'ont plus qu'un seul parent bénéficieront d'un soutien dans les domaines de l'éducation, de la formation, de l'alimentation et de la santé pour une période de trois à cinq ans, ce programme social profite à près de 3 000 enfants.
Il existe également plusieurs centres d'activité où des enfants en âge préscolaire sont pris en charge et peuvent, le cas échéant, également bénéficier d'une assistance psychothérapeutique. Dans les centres sociaux, différents services sociaux (accueil, prévention sanitaire, cours de soutien, formations, etc.) sont mis à la disposition des familles, des jeunes et des enfants. Trois villages d'enfants SOS sont actuellement en cours de conception au sud de l'Inde, sur la côte est du Sri Lanka et dans la province indonésienne d'Aceh pour les enfants qui ont perdu leur famille dans le raz-de-marée.